Derrière chaque supplice, la vie tintinnabule !

Et puis vient le temps de mourir :

  • mourir de ses illusions, le masque se brise, le miroir nous renvoi une image que nous pensions être vrai, mais elle demeure bien loin du regard de l’autre, des actes qui nous condamnent.
  • mourir car le temps sans discontinuer continu sa course folle, nous rendant chaque instant vulnérable aux affres de l’âge.
  • mourir de sa belle mort quand elle nous fait la grâce de nous emporter sans souffrances, ni regrets.
  • mourir dans le regard de ceux qu’on aiment. Trop d’abus, trop de manquements qui ont mit à mal le verre du pardon, remplaçant doucement mais surement l’amour par la haine.
  • mourir pour revivre, la légende de phœnix n’est-elle pas pour nous ? Éprouvé par le feu des épreuves, détruit par l’ignorance nous revenons à la vie chaque fois que nous faisons un pas.
  • mourir et sombrer dans l’oubli. Cruelle destinée pour des hommes qui sont prêt à tuer père et mère pour exister dans le cœur de leur semblable.
  • mourir d’amour. Une doux vécu quand le désir rencontre l’âme sœur et s’exprime dans une relation partagée.
  • mourir de maladie. Physique ou psychique, elle est insidieuse, nous ronge de l’intérieur, prends le pas sur notre métabolisme, détruit nos rêves, explose tout ce qu’elle peut avec la voracité d’un banc de piranha à l’assaut d’une proie prise dans son filet.
  • mourir de dépit, trop longtemps resté en otage des rêves, devenu (e) prisonnier de celui des autres.
  • mourir d’envie. La passion dévorante de deux corps en fusion crée une rupture de l’espace temps entraînant les amants dans une histoire qui ne peut se raconter.
  • mourir pour ses amis (es). Un rêve, une aspiration, un idéal.

Que nous reste t-il à ce moment où tout bascule ? Un pas à faire, une histoire à écrire, des personnes à aimer, le repos de ce monde beau et exigeant. Derrière chacune de nos morts, il y a une vie qui nous tends les bras, vivons la avec humilité et reconnaissance de la grâce qui nous est faite.

Père, Papa la même chose différente !

Jusqu’à cette phrase : « Tu penses que tes neveux et nièces voient qui comme leur Papa ? », une phrase que je reçu comme une piqûre d’éveil ; je n’avais pas pleinement pris conscience qu’être père, ce n’est pas seulement celui qui plante la graine.

Que de pressions et d’émotions m’ont traversés les minutes et les jours qui ont suivis. Je me suis mis à collecter toutes les données dans ma tête qui parlait de la responsabilité de Papa. J’ai aussi pris conscience, que l’on peut être papa des personnes qui s’attendent à vous et là, l’âge n’a pas de limites. Toutes les idées allaient dans le même sens : être papa c’est être présent. Je n’ai pas choisi de l’être si tôt mais, intérieurement je pense que j’avais déjà accepté de jouer pleinement ce rôle, il faut dire que j’aime les enfants et ils me le rendent bien en m’arrachant des bouffées d’émotions. Les plus petits me rappellent que voir la vie avec des yeux d’enfants est une bénédiction pour son âme et les plus grands m’aident à me réinventer chaque fois que nécessaire.

Xstian dans son article Etre père m’a rappelé combien ses moments sont privilégiés et s’inscrivent en lettre d’or dans le disque dur de votre âme. Mon père a huit enfants (ce que je connais), il n’a pas toujours été là avec son agenda chargé et une mission d’aider son prochain (c’est maintenant que je fais le lien avec certains de mes caractères) mais je garde de lui des moments forts qui font de moi ce que je suis.

  1. Il a toujours été présent, aussi longtemps que je me souvienne, j’ai pu me réaliser parce qu’il a été un support de tous les instants.
  2. J’ai appris l’humilité et le détachement des choses matériels. J’étais un adolescent quand il s’est fait agressé et quand il en parlait, il y avait une phrase qui revenait sans cesse : « la vie est plus importante, que les biens que nous possédons ».
  3. Son parcours m’a inspiré. Mes parents, oncles et tantes étaient réunis au salon et papotaient. Je ne sais plus qui nous a challengé en attirant notre attention sur ce qu’ils ont réalisés dans les études. Le parcours le plus court était bac + 4, beaucoup de bac +7. De quoi vous mettre une pression, je comprends aussi cette envie de vouloir acquérir de nouvelles compétences, aller à la rencontre de la connaissance.
  4. « On ne lève pas la main sur une femme, quelque soit son humeur » il avait participé à l’ascension de Mont Cameroun, je voyais le mont et j’imaginais la douleur qu’il pouvait ressentir dans les membres de son corps. Cette phrase là est sorti au détour d’une conversation et s’est inscrite dans mon âme.
  5. Le sacrifice d’un père pour son enfant, il me l’a fait comprendre au sortir d’une traversée de tunnel pour moi, les détails c’est entre nous deux.

Je ne suis pas encore un papa biologique, d’ailleurs je dois y songer mais, je le suis pour une flopée qui occupe mes pensées, projets et mes prières. Ils agrandissent mes rêves, élargissant par ce fait mes épaules avec des effets parfois très surprenants. Rêver les yeux ouverts dans une librairie au rayon d’enfants ou s’entraîner en regardant Tiji pendant 10 minutes.

Déconstruire le silence des mots

Paul était un gentleman. Il avait tout ce dont avait rêvé Kouna, il savait parler à son oreille et briser les dernières barrières qui pouvait subsister. Certes elle avait 33 ans mais, il n’était pas question de se donner à ce Paul, aussi élégant et craquant qu’il pouvait être.

Il passait ses journées à la caresser d’attentions, ne laissant aucun répit, aucun moment de résurgence des pensées qui auraient pu l’amener à mettre la raison devant la passion qui grandissait en elle comme un feu dévorant. Il avait aménagé son programme de manière à occuper ses pensées tout au long de la journée, entre des brèves sur son blog et des poèmes via WhatsApp elle avait de quoi occuper l’esprit avec les mots délicieux et délicats que Paul adressait à son ego.

Comment pouvait-elle résister ? Elle qui s’était faite traiter de ratée car de sa génération, elle n’avait pas encore rejoint le cercle des ses amis et sœurs mariés. Avait-elle envie de construire une relation basée sur la compréhension de l’un et l’autre ? La suite de l’histoire nous dira non car la cérémonie fut belle et émouvante, pleine de charme et glamour car il faut dire qu’il avait mit les petits plats dans les grands.

Aujourd’hui perdu dans les pensées de l’hypothèque qui la pendait au nez, elle s’emmura dans le silence des mots.

Paraître quand tu nous tiens !

     Paraître et/ou faire paraître sont des sports du quotidien. La société s’y prête sans retenue et s’offusque avec pudeur des scandales qui fleurissent. Hypocrisie quand tu nous tiens, hypocrisie quand tu nous lies, parle moi de tout, dévoile ta nudité.

     Que nous dit Jean Laroche de l’hypocrisie ? L’hypocrisie représente le degré le plus profond du péché : par essence, elle consiste à cacher l’être intérieur et à tromper le prochain sur son compte, et pour la combattre il faut d’abord l’étaler au grand jour ; elle prend position dans le mensonge, délibérément et progressivement, aussi logique en ses efforts contre la vérité que la foi est conséquente dans sa recherche de la vérité, et c’est pourquoi les condamnations prononcées par Jésus sur les chefs, d’après les Évangiles, synoptiques, et complétées dans le quatrième Évangile par le discours sur le « mensonge », adressé aux mêmes chefs, prennent un ton si direct et impitoyable ; l’hypocrisie endort la conscience en substituant aux exigences de Dieu des pratiques mécaniques destinées à la vue des hommes, ce qui étouffe tout élan intime vers le bien ; elle agit comme un ferment interne de dégradation, comme une puissance continuellement à l’œuvre contre le Royaume de Dieu ; dans l’individu, elle a pour résultat final cette insensibilité définitive à l’impératif du devoir comme à l’appel de l’amour divin, que certains passages appellent le « péché contre le Saint-Esprit ».

     Etymologiquement, l’hypocrisie renvoie à plusieurs définitions qui ne souffrent d’aucune ambiguïté ou doute.  Sa nature nous révèle qu’elle est : 1. caractère d’une personne qui dissimule sa véritable personnalité 2. caractère de ce qui manque de sincérité et 3. acte, manifestation hypocrite. Ses homonymes sont tout autant nombreux et ne manqueront pas d’enrichir notre vocabulaire : tartuferie, duplicité, imposture, pharisaïsme, tromperie papelardise, mensonge, cautèle, fausseté, fourberie bigoterie, dissimulation, larme de crocodile, ruse.

     Quid de la sociale. Qui est-elle ? La définition étymologique du mot sociale qui vient du mot “praxis” en grec ancien signifie l’action. C’est une activité codifiée qui suit une logique en obéissant à des règles définies au risque de mener à des boucles infinies. Une manière générique de penser la transformation de l’environnement.

     Les mots qui suffisent à définir l’hypocrisie sociale sont suffisamment clairs comme du cristal. Réfléchissons comme un simplet : ils ont détourné l’action pour des fins inavouées et inavouables. En prenant la posture d’un adulte : il faut se protéger et user de ruses pour capter les faveurs des autres. Nous arrivons à l’exemple type où une action noble est détournée par une action volontaire de méchanceté. L’hypocrisie sociale est aussi vieille que les religions (Petit traité d’histoire des religions, Frédéric Lenoir), et sachant qu’elles sont aussi vieilles que le monde, nous pouvons mesurer à quel point les racines sont profondes, constater les dégâts dans les familles, les communautés. Aucun cercle n’est épargné, d’ailleurs avec le niveau d’ingéniosité dont certains font montre comment ces cercles échapperaient-ils à ses prédateurs ? Le drame de notre vie est qu’elle installe la peur de l’autre, l’ignorance, l’intolérance, la haine, et les préjugés dans nos sociétés. Peut-on y faire face et/ou comment y faire face ? S’examiner et balayer devant sa porte. Midi ne s’y trouve peut être pas.

     Cet article s’inscrit dans le cadre du #TBCS05E01 et je vous invite à retrouver l’ensemble des articles sur le Blog Contest Forum.

La guerre des génoises et des cerises

Si les classes sociales n’existent pas, à quoi bon une guerre entre des génoises et des cerises. Pour un profane comme moi, se battre est inhérent à l’Homme. C’est écrit dans son ADN et il ne pourra rien y changer. 

La guerre est le seul mot qui garde son sens littéral dans ce titre. Aussi loin que remonte mes souvenirs et tout ce que j’ai pu observer, elle a tout son temps et est très généreuse car, tout ce qui gravite autour d’elle est conviée à une danse macabre.

L’essence de la vie est précédée de la mort, il nous faut mourir pour gagner des galons.

  • Venir au monde est un exploit. Le spermatozoïde qui féconde l’oeuf est un guerrier victorieux. Il est considéré comme un intrus dans l’utérus, il est combattu vigoureusement et assailli violemment avec toutes les armes disponibles. Rencontrer l’oeuf et ne faire qu’un avec lui, n’est pas l’atteinte du saint graal il faut vivre, se développer et venir au monde. La vie commence par un combat et il s’arrête à fin du roman.
  • Dans la religion chrétienne, le livre de la genèse nous plonge dans une guerre subtile qui a façonné le monde tel que nous le voyons. les modèles de destruction que sont les bombes atomiques ou encore les tsunamis sont de la rigolade face à l’épée de Damoclès que fait planer cette guerre. Elle a décidée de la vie que nous allons devoir mener dans ce monde, de l’avenir des générations sans nous convier autour de la table, de la dureté ou non du coeur des Hommes, de la rage de tout posséder et détruire.
  • Les riches se battent pour être plus riches, les puissants pour avoir plus de pouvoir, les pauvres pour survivre tout cela dans un fracas inaudible qui détruit un peu plus, à chaque minute, de manière inexorable, le monde dans lequel nous vivons.
  • Les animaux ne sont pas en reste, la chaîne alimentaire est réglé comme une horloge, chacun sait qui il mange, quand il faut le manger et avec qui. La nature s’y mêle parfois pour désorganiser tout ça mais le plus grand prédateur et aussi le plus méchant se débrouille comme un chef pour distiller le poison mortel autour d’eux.

La guerre des classes sociales ou des génoises et des cerises est de mon point de vue présente dans tout ce qui vit. Nous sommes en guerre avec nous pour grandir et avec les autres pour exister voire survivre.

Moi, bénévole et engagé !

Comment se traduit concrètement ton engagement pour les jeunes en Afrique ? Posée avant le petit-déjeuner, cette question a eu le chic de vider de mes tripes le dîner de la veille. La question s’inscrivait dans un cadre plus vaste « Bénévolat et Engagement volontaire de la jeunesse en l’Afrique de l’Ouest et Centrale ».  Je pris le temps de prendre le petit-déjeuner, je me suis demandé si je suis concerné ?  Au lieu de manger sereinement, j’ai réfléchi et, je me suis dis pourquoi pas en 100 mots, répondre à la question posée ?

S’engager pour les jeunes, c’est comme entrer en politique. Tu ne t’appartiens plus, tu appartiens à mille et une causes. Heureusement dans la vie, nous sommes limités et nous ne pouvons pas tout faire. Cela demande donc de faire une introspection. Je dois me poser des questions pour m’auto-évaluer et délimiter mon champ d’action. Quelles sont mes qualités, dons et compétences ; quelles sont mes limites ; sur quoi puis-je être utile sans passer pour un affairé ? C’est un exercice fastidieux mais important. Ne nous trompons pas, on ne peut être crédible que là où nous sommes doués et où, avons un vécu et une expérience. Le reste n’est que de la théorie, aussi belle soit-elle.

Après cet exercice délicat, on s’engage. La question est : mais comment ? Bah, je dirais en faisant un pas. Ce pas et ceux qui le suivront, seront toujours riches d’enseignements. Ils seront toujours pleins d’acquis et d’erreurs et, ils serviront à affirmer ma démarche et construire mon action. On s’engage pour des causes auxquelles on croit, mieux encore, on s’engage parce qu’on a eu une chance (compétences, épreuves, douleurs, promotions, soutiens, compassions, etc.)  et on souhaiterait la partager avec les autres.

Pourquoi je m’engage ?

  1. J’aime les enfants, je vois tellement de vie en eux que je suis chaque fois rempli d’émotions, j’aime leur intelligence spontanée et pleine d’enseignements. Conscient de ça, il serait aberrant que je ne m’engage pas, dans des causes qui me paraissent juste.
  2. J’ai traversé des moments difficiles, appris dans la douleur, affronter des émotions qui m’ont mises à genoux. Je ne le souhaite à personne, je parle de mon histoire.
  3. J’aime écrire, j’ai dans le cœur cette naïveté qui exaspèrent mes proches et je vois le monde en rose. Comment ne pas dire avec des mots, la beauté des choses simples, que nous ne voyons plus car absorbés par la vie ?

S’engager produit beaucoup d’effets : il détruit les murs pour construire de ponts, fait couler les larmes de compassion devant la réalité qui se cache derrière les masques,  l’engagement brise bien des choses en vous mais aussi, chez les autres. Il fait reculer les frontières de votre éducation et vous transporte dans des sentiers imprévus. L’engagement appelle l’engagement mais attention, attention à ne pas courir derrière les activités. Vous ne pouvez donner que ce que vous possédez.

J’avais juste droit à 100 mots, je m’en vais  justifier mon salaire.

La Bible dit : « Garde ton cœur plus que toute autre chose, Car de lui viennent les sources de la vie. » Proverbes 4.23. Cette pureté te sera utile, dans le discernement et les actions que tu souhaites mener. Il faut s’engager mais, il faut le faire pour être utile et non, une pierre d’achoppement.

** 100 mots imposés par celui qui m’a posé la question.

Le poids de nos décisions

Une détonation au loin fit sursauter les personnes dans cet enclos qui servait préalablement à garder les moutons. Entassés comme des animaux, ils avaient été contraints par les armes à changer de route, eux qui voulaient tant atteindre, cet eldorado – ce pays dans lequel il pourrait gagner de l’argent, beaucoup d’argent- dont ils avaient tant rêvé comme la fin de la pauvreté et de la misère. Ils étaient désormais livrés au bon vouloir de ces hommes sans foi, ni loi pour qui chaque personne présente dans cet enclos, représentait ni plus ni moins qu’un profit financier. « Payez ou regardez les mourir » tel était, le message envoyé aux familles qui avaient pour la plupart, perdu toutes traces de ces êtres qui leur étaient chers. Le prix de la traversée s’annonçait lourd de conséquences. La vie passée au village apparaissait comme un paradis, un paradis qu’ils ne reverraient plus car, ils n’avaient pas les moyens de payer.

« Mademoiselle, mademoiselle, restez avec moi, ne vous endormez pas, restez avec moi » ces mots sortirent Audrée de sa torpeur. En même temps que le voix de l’urgentiste, elle entendait la sirène qui hurlait « t’es foutu, t’es foutu ».  Cette pensée lui arracha un sourire et, la plongea dans ses souvenirs. Jeune, insouciante, insoumise et pleine de vie. La vie déroulait son plus beau tapis devant elle et, elle la lui rendait bien. De toutes les activités qui se justifiaient dans son esprit, elle avait été de la partie. Elle s’était enfermée dans une cage de cristal, repoussant toute lumière qui était contraire à ses idées. Elle n’avait pas vu venir, les conséquences de cette décision guidée par sa chair. Faire un enfant pour montrer qu’elle est femme, pour répondre à son horloge biologique qui lui rappelait que le temps n’attend pas. Elle avait choisi Franck pour ses qualités mais détestait ses défauts. Elle l’avait fait pour répondre à son ego, au monde et dans cette ambulance qui l’accompagnait vers son accouchement prématuré, elle laissa perler des larmes amères.

« Gaston vient ici » il la suivait, avait-il le choix ? Le pincement de son oreille était si douloureux qu’il ne pouvait qu’obéir. Que pouvait-il faire d’autres ? Se rebeller contre sans grande mère qu’il aimait tant ? Elle le conduisait une fois de plus à l’école au forceps car, il l’avait reléguée au second plan. Il voyait son avenir dans la lutte, rêvait de lutte et ne jurait que par elle. Il délaissa l’école pour s’adonner à sa passion, les chevilles fragiles, il ne put faire carrière. Sa vie était désormais faite d’humiliations et réprimandes de son employeur qui, le considérait, comme un moins que rien. Son insouciance l’avait privée de beaucoup. Sa passion avait brisé ses rêves.

Après avoir dit oui à l’assistance, Marjorie chuchotait à l’oreille de d’Octavius : « Mon oui, n’est que le fruit de la présence de cette assemblée ». Ces mots auguraient de lendemain pénibles et difficiles. Sur le moment il ne prit pas conscience, il n’écouta pas le « Warning, Warning » et cela allait le hanter toute sa vie. Il venait comme la culture le demande, dans de nombreux peuples, de demander sa main.  La cérémonie continua son cours mais, c’était déjà le début de la fin. Elle arriva quelques mois plus tard, au détour d’une conversation, des mots choisis pour dire tu te couches et c’est la seule condition. Des mots qui agirent comme un déclic emportant les sentiments et laissant des personnes marquées par le poids des mauvaises décisions.

** Les personnages sont fictifs et si c’est votre histoire, c’est une coïncidence.

 

La société qui paupérise !

Le bruit de la détonation le ramena à la réalité. Il venait de recevoir une balle dans la poitrine et s’écroula de tout son poids. La pièce fut vite rempli de policiers qui avaient pour mission de sécuriser cette bâtisse qui a été le témoin d’une prise d’otages. Comment en était-il arrivé là ? Quelques minutes avant, il s’était laissé aller à ses pensées, des pensées nourries par la campagne qui battait son plein sur toutes les chaînes de télévision.

Sa vie avait commencé à défiler devant lui, il voyait son enfance dans ces rues difficiles dans lesquelles, les gosses sont livrés à la violence quotidienne. La drogue, la pauvreté, le crime pour asseoir son territoire, la prostitution pour survivre et se faire du fric et toutes ses autres horreurs qu’il aurait voulu effacer de son esprit. la violence n’épargnait personne et on aurait cru qu’elle y avait élue domicile à chaque coin de rue. Elle s’invitait dans les domiciles du fait de la pauvreté qui régnait dans le quartier. L’horreur faisait place à l’exception ; il était devenu normal d’entendre les coups de poings entre conjoints, de se réunir pour commenter du meurtre sous l’emprise d’une telle ou telle substance, de se vanter de viols en réunions dans les caves et autres appartements abandonnés, passer de longues heures à jouer des jeux vidéos toujours plus violents et obscènes. Il revoit sa première arrestation, elle fut brutale à peine était-il considéré comme une personne. Mis en joue comme un animal et brutalisé sans ménagement, il fut menotté et condamné de manière exprès, il n’avait pas eu droit au chapitre tout était réglé comme une sonate. Son premier séjour carcéral avait eu pour effet, de le radicaliser un peu plus, pour survivre dans ce enfer, il devait se démarquer et il fit le nécessaire pour être craint et respecté.

Pourquoi ses souvenirs alors que sa vie s’en allait tout doucement, surement le dégoût des promesses politiciennes qu’il avait écouté le temps de la prise d’otage. Il en était là parce que ces promesses étaient les mêmes depuis la nuit des temps. De gauche ou de droite, démocrate ou libéral quelque soit la qualité avec laquelle, ils se présentaient la situation dans les quartiers n’avaient pas changée et, d’ailleurs elle s’empirait. Dans ses moments de lucidité, quand il n’était pas sous l’emprise de la drogue, il voyait son quartier s’enfoncer, un peu plus chaque jour. Son cœur hurlait de rage, il pensait qu’il n’en faut pas beaucoup pour sauver un grand nombre. De l’éducation, de l’accompagnement, des opportunités de travail ou pour créer de la richesse. De la considération car ils n’étaient pas des bêtes, non plus des marginalisés ou contre le système, ils essayaient de survivre à leur façon, l’ascenseur social étant bloqué. Il a rêvé plusieurs fois d’avoir accès à un centre de désintoxication, il voulait sortir de l’engrenage de la drogue, il était conscient que chaque jour elle volait son humanité. Il aurait voulu être considéré comme ces autres à qui, on donne une chance pour réussir, à qui on accorde le bénéfice du doute.

Mais il était là, se vidant de son sang, sa vie s’en allait inexorablement, il se rappela des lectures des visiteurs de prison et son esprit pris de remords l’arracha des larmes. Il se rappela d’avoir entendu l’histoire du voleur, qui demanda pardon à la croix. Il fit de même et une paix qu’il n’avait jamais connu, qu’il a vainement chercher dans la violence et autres exutoires l’envahit. Les médecins qui tentaient vainement de le sauver dirent aux policiers, il a souri, son visage s’est décontracté et il s’est endormi pour l’éternité.

Ensemble, définir les concepts 

Se mettre en couple n’est pas loin de signer un contrat ; il y a toujours des astérisques…



Fidélité -Lui vous le dira: tous les hommes quels qu’ils soient, dès qu’ils entendent la phrase magique « chéri, faut qu’on parle » sont en totale panique. Ils scruteront votre visage, votre expression, votre communication non verbale à la recherche de quelques indices sur la « gravité » de la discussion à venir.

Il y a fort à parier qu’ils vous diront d’un air hagard : « qu’est ce que j’ai encore fait? » ou « de quoi voudrais-tu qu’on parle? » s’imaginant que le ciel va leur tomber sur la tête. Ils ont bien raison!

Depuis que je lui ai demandé si on est en couple ou pas, des questions n’ont pas cessé de trotter dans ma tête. Je vous rassure, nous sommes tombés d’accord et nous sommes bien ensemble; je n’arrête pas de me dire que s’il y a eu des problèmes par rapport à la définition d’être en couple, il vaudrait mieux savoir…

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